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Blog sur le groupe français de metal symphonique Adagio, un groupe fantastique!

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Dominate

Par Despertal :: 18/12/2006 à 9:04 :: Albums

Une fois n'est pas coutume, les chroniques d'albums commenceront par le dernier en date (et ça changera quand Archangels in Black sera sorti...). Voilà un an et demi, a peu près, que Dominate est sorti (mi-2005).

Après une courte intro orchestrale digne d'un grand film d'horreur, la chanson-titre, placée en ouverture (sauf sur la version japoniase de l'album), annonce la couleur : sa rythmique particulièrement rapide et puissante montre, dès le départ, qu'Adagio a décidé de durcir le ton. Plus surprenant encore, lorsque le chant de Gus arrive, on entend sur certains passages qu'il est secondé par Stephan, qui utilise une voix de... Black metal !

Pas d'inquiétude pour les fans de prog'-sympho et les allergiques au metal extrême, Adagio reste soi-même : les orchestrations sont toujours présentes, quoique plus en retrait que sur Underworld ; et le chant black (qui n'est pas sur toutes les chansons) ne vole pas la vedette à la voix claire : il sert à seconder celle-ci (comme sur la chanson-titre) ou accentuer un passage précis (comme sur Terror Jungle), et il s'intègre bien à la musique plus énergique de cet album.

Le chant clair est généralement plus aigu qu'auparavant grâce à la voix de Gus, plus élevée et cristalline que celle de David Readman, et il est plutôt varié (sur Children of the dead lake, on passe d'un chant grave et malsain à des passages aigus superbes). Les rythmiques, souvent plus axées "heavy/speed metal", sont ausi variées (Terror Jungle, par exemple, possède un rythme très rock'n'roll). Quant aux solos de guitare et de clavier, ils sont tout simplement incroyables, notamment celui de la chanson Dominate, hallucinant de vélocité.

Les orchestrations sont dans une veine très sombre, inspirée là aussi du black metal symphonique. Des chansons comme R'lyeh the dead (et son riff de guitare monstrueux) ont une ambiance quasi effrayante, surtout avec le chant extrême... Enfin, l'album s'achève par un titre pour le moins surprenant : la reprise, version metal sympho, du tube disco Fame ! On peut aimer ou pas la version d'Adagio en elle-même (pour ma part, je la trouve assez sympa), au moins l'initiative a le mérite d'être fun (il va de soi que la chanson doit d'abord être prise au 2e degré !).

 

Très bon album, Dominate ne devrait pas décevoir les fans, tout en attirant surement des nouveau adeptes grâce à l'efficacité de titres comme Dominate ou Fire forever. La complexité est moins présente que sur Underworld, mais cela apporte un gain d'énergie non négligeable en live : entre un titre comme The mirror stage et un autre comme Fire forever, lequel passerait-il mieux en concert, à votre avis ? Reste à savoir si Adagio poursuivra dans la veine black, ou remettra plus en avant son côté progressif par la suite...

Underworld

Par Despertal :: 18/01/2007 à 14:34 :: Albums

Ce second album d'Adagio est souvent considéré comme le meilleur par les fans. Bien plus sombre, complexe et progressif que Sanctus Ignis, Underworld marque une forte évolution pour Adagio, qui y expose totalement sa personnalité musicale.

L'entrée de Kevin Codfert dans le groupe est un élément capital de ce changement : ses parties de piano classique, ajoutées aux séquences de clavier typiquement metal ou prog, apportent encore plus de variété à la musique du groupe. Les parties orchestrales sont également plus développées et mieux en valeur, mais là aussi, la personnalité d'Adagio y est clairement établie (grâce aux influences classiques contemporaines de Stephan, surtout), et leur fusion avec les instruments metal est un délice à l'écoute. Pour couronner le tout, sur certains passages classiques, des choeurs sont assurés par l'Ensemble vocal de Lyon (enregistré au Temple des Terreaux), ce qui donne une beauté et une puissance immenses à ces morceaux.

Au chant, David Readman est tout simplement fantastique ! Passant d'un chant grave et profond à des aigus mélodiques avec une maîtrise incroyable, il sublime l'album de son timbre unique, et comble en émotion la musique, qui en est déjà riche... Les instrumentistes ne sont pas en reste : les parties de batterie, complexes, sont très intéressantes à suivre ; à la basse, Franck ajoute à ses rythmiques quelques solos monstrueux... Quant à la guitare, les solos de Stephan sont à la fois plus techniques et plus mélodiques qu'auparavant ; les parties rythmiques sont plus variés, et ainsi mieux intégrées à l'aspect orchestral de l'album.

Le son est aussi irréprochable : on entend clairement chaque membre du groupe. La basse est profonde et bien présente, tous les éléments de batterie sonnent de façon équilibrée, et la guitare a un son énorme, très puissant sans être excessif. Les parties de piano ont été enregistrées sur un Steinway (un instrument de très grande qualité), ce qui accroît encore plus leur intérêt...

Une autre chose qu'on retient d'Underworld, c'est son ambiance unique : sombre sans être franchement dépressive, fantastique (dans tous les sens du terme) sans être "fantasy" (Adagio évite ainsi tous les clichés du metal symphonique), elle est aussi un signe particulier de ce disque.

 

A la fois plus complexe, plus sombre, plus personnel, et finalement plus abouti que son prédécesseur, Underworld est un tournant musical pour Adagio. Après cet album, le groupe partira en tournée pour la 1ère fois de sa carrière... Cependant, la batterie  sera alors tenue par Eric Lebailly : Dirk Bruinenberg a quitté Adagio après avoir enregistré Underworld, pour diverses raisons personnelles.

Sanctus Ignis

Par Despertal :: 08/03/2007 à 15:32 :: Albums

Peu de groupes pourraient prétendre avoir sorti un 1er album aussi réussi. Adagio s'est, d'emblée, placé comme un nouveau grand du metal néoclassique !

Au départ, Sanctus Ignis a créé la surprise, grâce à son line-up conséquent (Richard Andersson, Dirk Bruinenberg et David Readman avaient déjà eu un certain succès dans leurs groupes respectifs), mais aussi et surtout grâce à la qualité des morceaux. Les influences classiques, néoclassiques et étrangères (la musique orientale est une grande influence de Stephan Forté, en témoigne par exemple Order of Enlil) sont poussées à un très haut niveau, ce qui donne à cet album et à Adagio une personnalité très affirmée.

La guitare y est pour beaucoup : le niveau technique de Stephan Forté est hallucinant, mais celui-ci le met en application pour des solos très mélodiques, et ne se limite pas à une démonstration stérile ; on a droit à de superbes envolées néoclassiques, à des mélodies magnifiques, et aucun solo n'est musicalement inutile. La voix de David Readman est, elle aussi, une part importante dans la personnalité de Sanctus Ignis : loin des chants aigüs et frêles de la plupart des groupes de metal mélodique, David possède un timbre unique, à la fois puissant et mélodique, qui s'intègre parfaitement au style sombre d'Adagio (il lui arrive cependant de monter assez haut, plus que sur l'album suivant). La section rythmique sait faire preuve de variété, de complexité et d'inventivité. Les parties de clavier, très inspirées, sont magnifiques, très mélodiques et orchestrales, sans se limiter à des accords de fonds; les solos de Richard Andersson sont eux aussi très complexes et beaux.

Le disque contient aussi bien des chansons assez directes (In Nomine) que de grands morceaux épiques et progressifs (Seven Lands of Sin) ; les chansons sont variées, mais tout en gardant un style propre, ce qui donne une bonne cohérence à l'album. Deux instrumentaux montrent (une fois de plus) qu'Adagio sait merveilleusement marier technique et mélodie : Order of Enlil, avec ses accents orientaux très beaux, et une reprise de Immigrant Song de Led Zeppelin, largement retravaillée, avec d'excellents solos néoclassiques (de guitare, de clavier, et même de basse !). La pièce centrale, Seven Lands of Sin, est un long morceau épique, avec des ambiances superbes et des variations internes captivantes.

Le défaut principal de Sanctus Ignis est le fait que certaines influences sont encore un peu trop perceptibles : certains passages peuvent faire directement penser à Symphony X ou à Yngwie Malmsteen, entre autres (ce qui n'empêche pas Adagio d'affirmer sa propre personnalité, mais on retrouve encore ces éléments d'autres formations). L'autre problème est que, si le son de la plupart des instruments est excellent, celui des claviers est parfois un peu limite (les passages au clavecin, notamment, sonnent assez "jeux vidéo").

Mais ces défauts n'ont qu'une faible incidence sur la qualité globale de Sanctus Ignis. Avec ce disque, Adagio frappe très fort d'entrée de jeu, et entame une carrière prometteuse, de même que Stephan Forté, qui se fera connaître aussi bien en tant que membre du groupe qu'en tant que guitariste de grand talent.

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