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Blog sur le groupe français de metal symphonique Adagio, un groupe fantastique!

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Sanctus Ignis

Par Despertal :: 08/03/2007 à 15:32 :: Albums

Peu de groupes pourraient prétendre avoir sorti un 1er album aussi réussi. Adagio s'est, d'emblée, placé comme un nouveau grand du metal néoclassique !

Au départ, Sanctus Ignis a créé la surprise, grâce à son line-up conséquent (Richard Andersson, Dirk Bruinenberg et David Readman avaient déjà eu un certain succès dans leurs groupes respectifs), mais aussi et surtout grâce à la qualité des morceaux. Les influences classiques, néoclassiques et étrangères (la musique orientale est une grande influence de Stephan Forté, en témoigne par exemple Order of Enlil) sont poussées à un très haut niveau, ce qui donne à cet album et à Adagio une personnalité très affirmée.

La guitare y est pour beaucoup : le niveau technique de Stephan Forté est hallucinant, mais celui-ci le met en application pour des solos très mélodiques, et ne se limite pas à une démonstration stérile ; on a droit à de superbes envolées néoclassiques, à des mélodies magnifiques, et aucun solo n'est musicalement inutile. La voix de David Readman est, elle aussi, une part importante dans la personnalité de Sanctus Ignis : loin des chants aigüs et frêles de la plupart des groupes de metal mélodique, David possède un timbre unique, à la fois puissant et mélodique, qui s'intègre parfaitement au style sombre d'Adagio (il lui arrive cependant de monter assez haut, plus que sur l'album suivant). La section rythmique sait faire preuve de variété, de complexité et d'inventivité. Les parties de clavier, très inspirées, sont magnifiques, très mélodiques et orchestrales, sans se limiter à des accords de fonds; les solos de Richard Andersson sont eux aussi très complexes et beaux.

Le disque contient aussi bien des chansons assez directes (In Nomine) que de grands morceaux épiques et progressifs (Seven Lands of Sin) ; les chansons sont variées, mais tout en gardant un style propre, ce qui donne une bonne cohérence à l'album. Deux instrumentaux montrent (une fois de plus) qu'Adagio sait merveilleusement marier technique et mélodie : Order of Enlil, avec ses accents orientaux très beaux, et une reprise de Immigrant Song de Led Zeppelin, largement retravaillée, avec d'excellents solos néoclassiques (de guitare, de clavier, et même de basse !). La pièce centrale, Seven Lands of Sin, est un long morceau épique, avec des ambiances superbes et des variations internes captivantes.

Le défaut principal de Sanctus Ignis est le fait que certaines influences sont encore un peu trop perceptibles : certains passages peuvent faire directement penser à Symphony X ou à Yngwie Malmsteen, entre autres (ce qui n'empêche pas Adagio d'affirmer sa propre personnalité, mais on retrouve encore ces éléments d'autres formations). L'autre problème est que, si le son de la plupart des instruments est excellent, celui des claviers est parfois un peu limite (les passages au clavecin, notamment, sonnent assez "jeux vidéo").

Mais ces défauts n'ont qu'une faible incidence sur la qualité globale de Sanctus Ignis. Avec ce disque, Adagio frappe très fort d'entrée de jeu, et entame une carrière prometteuse, de même que Stephan Forté, qui se fera connaître aussi bien en tant que membre du groupe qu'en tant que guitariste de grand talent.

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